BAGAN : Terre d’histoire aux milliers de pagodes.

Au vu des chaleurs Birmanes nous décidons de trouver un hôtel avec piscine à Bagan (et fenêtre s’il vous plait ! Le grand luxe! ).

Nous arrivons aux premières lueurs du jour et allons directement à notre hôtel. Nous les avions prévenus de notre arrivée vers 6h et ils nous ont donné notre chambre très en avance et sans supplément. Nous finissons donc notre nuit dans un grand lit, le top !

Première journée tranquille, on bouquine le guide du routard trouvé dans notre dernière guesthouse, et on profite de la piscine et des restaurants de notre nouveau quartier : New Bagan.

Le lendemain, Guillaume est très malade. Fièvre de cheval, maux de tête, courbatures et une turista du diable le cloueront au lit pendant 2 jours.

Avec Jules nous utilisons ce temps pour jouer, aller à la piscine, faire la sieste, regarder des dessins animés, lire des livres, faire du coloriage et prendre soin de papa.

   

Le 3ème jour, Guillaume se sent légèrement mieux et nous tentons une balade jusqu’au bord de l’eau, et tombons sur ces 2 magnifiques femmes en train de travailler. Ne parlant pas anglais, nous n’arrivons pas savoir ce qu’elles font exactement, mais leurs gestes sont gracieux et leurs sourires délicieusement contagieux. Avec dextérité et une patience infinie, la mère secoue son panier et fait s’envoler les céréales qui retombent ensuite en pluie fine. La fille prend ensuite le relais pour séparer les graines minutieusement, une à une. Un travail de fourmi, harassant, qui semble pourtant les enchanter.

Nous leur demandons si nous pouvons les prendre en photo en train de travailler et elles acceptent avec plaisir.

Guillaume retrouvant un peu l’appétit nous décidons d’aller au Restaurant le Black Rose, on mange très bien mais l’accueil manque d’âme. Pour la suite du séjour, nous trouverons deux très bonnes adresses (à retrouver à la fin du blog)

3 jours ici et nous n’avons toujours pas vu les fameuses pagodes des temples de Bagan. C’est ce que nous ferons les 3 jours suivants.

Nous avons pour cela loué une e-bike, petit scooter électrique roulant à 30 km/h, vitesse idéale pour avoir le temps de regarder les pagodes, stupas et temples qui jaillissent de partout.

Nous empruntons des routes, puis des chemins de terre avec ornières puis carrément de sable, très glissants, mais ceux-ci mènent aux temples oubliés des touristes. Nos préférés donc !

Le site est tout simplement immense et même après 3 jours de visite nous sommes sûrs de ne pas avoir tout vu.

Nous avons découvert le site d’abord en plein jour, au cours de longues balades à se perdre d’un chemin à un autre, apercevant un temple plus loin, puis une pagode avec sa flèche pointée vers le ciel…sans fin !

 

Ce lieu unique rend humble et surtout apprend au touriste à laisser couler, oublier son programme, son emploi du temps, on ne peut pas tous les faire ni tous les soirs, à moins de rester des mois !

 

Du coup on en choisi un qui nous parle, nous plait particulièrement, on grimpe dessus et on admire (On ne peut pas escalader n’importe quel temple, ce sont des monuments sacrés ! Il ne faut rien endommager.)

Parfait moyen d’admirer le coucher de soleil : Sublime ! On flotte au dessus des arbres. De notre promontoire, on voit très bien les autres temples qui transpercent les cimes.

 

Et enfin, notre moment préféré, le lever du soleil : Tout simplement inoubliable, magique et tellement émouvant.

Être les témoins privilégiés de l’envolée de ballons montgolfières au dessus des temples ancestraux à la brique ocre rougeoyante, avec les premiers rayons solaires rosés puis feux qui inondent la vallée de ses précieuses lueurs chassant la brume qui enveloppait la canopée des arbres…Un « must do » dans une vie selon nous !

 

Grâce à Audrey de:  https://agtrip.fr et à leur bon plan, nous avons pu grimper sur le toit d’un temple (mi-rénové, qui ne sera jamais terminé) et admirer le coucher et le lever du soleil tous les trois.

Des moments poignants, des moments bénis, où le paysage offert nous subjugue, nous fascine et nous enivre presque. Ces moments extraordinaires où le prodigieux se grave dans nos cœurs et nos têtes à tout jamais.

Guillaume m’aide d’abord pour l’ascension, en m’offrant des points d’appuis bienvenus puis me donne Jules et enfin il monte nous rejoindre. Manoeuvre inverse pour la descente. Sécurité avant tout !

 

Ça aussi ça fait partie des choses que l’on ne s’imaginait pas faire avant notre départ. Elles sont tellement nombreuses ces choses que l’on ne pensait pas faire (promis on fera un petit article là dessus à notre retour).

Pause bibi en mode motard
Jules l’attraction qui fait oublier les pagodes aux touristes

Pour notre dernière soirée à Bagan, sous les précieux conseils d’Audrey d’Ag Trip, nous allons admirer le coucher de soleil au bord du fleuve Irradawy.

A notre arrivée, Jules trouve deux nouveaux compagnons de jeu avec lesquels il va passer un bon moment de rigolade, de roulade et d’escalade. Un énorme tas de sable de chantier en guise de terrain de jeux, surplombant une forte pente qui mène au lit de la rivière. Un échange précieux pour lui et pour nous, c’est tellement bon de le voir s’éclater autant, de le voir rire aux éclats et se faire si vite de nouveaux copains. Guillaume reste surveiller les canailles et tape la discute avec le père des enfants.

Pendant ce temps-là, je m’éclipse pour admirer et photographier le coucher de soleil aux couleurs irréelles. Un petit moment rien qu’à moi, un joli cadeau de voyage, un instant coupé du temps admirant la magie de la nature, cette nature que j’aime tant, cette terre que je chérie tant et qui nous donne tellement.

Avant notre départ, nous étions déjà concernés par les dégâts de l’homme sur notre planète et changions notre façon de vivre au fur et à mesure pour être plus respectueux de notre terre. Mais l’Asie m’a mis une vraie claque, car je vois nos traces humaines partout, des déchets absolument partout, la terre souillée par le plastique car en Asie le plastique est roi et le jetable aussi.

Les eaux aussi sont souillées et ce sont dans ces mêmes eaux que les birmans se lavent, rincent leur linge, irriguent leurs cultures… Il est plus facile de fermer les yeux en France car la pollution ne nous saute pas toujours aux yeux, mais ici elle n’est pas cachée. L’air est souvent irréspirable, les gens portent très souvent des masques, et même au milieu de temples de Bagan on trouve des monticules de déchets.

Ici peu de recyclage, le traitement des déchets n’est pas encore la priorité pour ce pays en plein développement, alors comme nous l’avons déjà vu dans d’autres pays d’Asie, ils brûlent leurs déchets sur le trottoir ou les jettent dans un coin. Ils font comme ils peuvent avec les moyens à leur disposition pour le moment.

Alors même si on se sent globalement impuissant en voyage, cela décuple notre envie de s’engager à notre retour, encore plus, bien plus qu’avant.

Bref, après cette aparté écologique, revenons à notre coucher de soleil.

Le Plus beau depuis notre arrivée en Birmanie.

La partie de jeu se terminera avec un Jules noir / gris de partout (du sable dans les yeux et la bouche bien sûr) mais tellement heureux d’avoir pu jouer avec les grands.

Pour notre dernier soir, nous découvrons un super restaurant, très copieux et délicieux et le tout à prix birman. On le recommande (adresse en bas de l’article).

La nouvelle habitude de Jules : une fois arrivé dans un resto, il file chercher de nouveaux copains

Après plusieurs discussions et la maladie ayant affaiblie Guillaume, nous décidons de ne pas aller à Mandalay et de nous rendre directement au Lac Inle.

Note : La zone des temples de Bagan est payante (20 $ par personne), il faut s’acquitter d’un droit de visite aux différents temples sous forme d’un forfait de cinq jours. Nous avons évité cet allègement du porte-monnaie. Par chance sans doute, car nous n’avons croisé personne pour nous contrôler ou nous vendre ce sésame d’ailleurs le premier jour! Puis les 2ème et 3ème jour de visite, nous sommes passés entre les gouttes en évitant de pénétrer dans les temples les plus grands et les plus visités (mais nous les avons admirés de l’extérieur sans problème). J’avoue que nous sommes heureux de ne pas avoir payé. Nous savons que l’argent récolté ne sert pas ou très peu à la rénovation du site, mais bien à l’engraissement de certains membres politiques corrompus. Un régime qui ne facilite pas la vie de ses concitoyens et qui accentue le faussé social. Bref, c’était un peu notre moment contestataire et indisciplinés ! No Pasaran !

Ici aussi, nous avons trouvé les locaux très gentils, avenants et tellement adorables avec Jules. D’ailleurs depuis que nous sommes en Birmanie, Jules a complètement changé et ne passe quasi plus aucun repas avec nous. Dès qu’on s’assoie dans un nouveau restaurant, il cherche tout de suite un copain ou une copine de jeu, et il en trouve à chaque fois pour son plus grand bonheur. Les Birmans étant si accueillants, il finit par se sentir chez lui partout, va dans les cuisines, suit les serveurs pendant leur service, s’asseoit aux tables d’autres clients et finit parfois sur les genoux de parfaits inconnus. On se sent vraiment bien en leur compagnie. Et malgré la maladie de Guillaume, et les grosses chaleurs, nous sommes complètement sous le charme de ce pays.

Prochaine étape : Le Lac Inlé

  • NOS COUPS DE COEUR :

– Les couchers et lever de soleil sur Bagan et sur l’Irrawady

  • NOS BONS PLANS & ADRESSES :

– Coucher de soleil au bord du fleuve Irradawy vers le restaurant River Front Restaurant

– Coucher et lever de soleil sur le temple en face du Temple 2475 (que vous trouvez sur maps.me)

– Restaurant Twinstar à New Bagan (Pour 2 $ par personne) très très copieux (un plat suffit largement)

– Le Meilleur Curry de Bagan au Weather Spoon à Nyaung-U

  • CÔTE BUDGET :

– Shue Poe Eain Hotel : 30 $ avec petit déjeuner buffet, grande chambre, sdb privative et piscine

– Location ebike : moins de 5 $ par jour

– Restaurant : entre 2 à 3 $ personne

– Twinstar (Pour 2 $ par personne) très très copieux, super accueil

– Black rose (environ 2 à 3 $ par personne) (bon et pas cher mais on a pas accroché avec le boss de l’établissement)

 

  • LES PREMIERES DE JULES :

– Grimper sur un temple et faire comme papa

– Première e-bike

LeMondeselonJules

Tour du Monde en famille avec notre fils Jules de 20 mois. Un voyage pour s'émerveiller et grandir ensemble autour du monde.

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